Comment surmonter le syndrome de la page blanche ? Mes 10 astuces !

surmonter le syndrome de la page blanche

Que l’on écrive un article de blog, un roman, une biographie, une page de vente ou encore un scénario… il arrive parfois que les mots refusent de venir. Nous avons beau être face à notre clavier et prêts à démarrer, rien ne sort. Adieu notre créativité, la séance d’écriture tourne court ! C’est frustrant et peut décourager n’importe quel professionnel de l’écriture. Mais ce n’est pas une fatalité pour autant ! Voici 10 solutions concrètes pour surmonter le syndrome de la page blanche, que j’utilise moi-même lors de mes séances d’écriture.

1. Créer un plan détaillé avant l’écriture

Ce qui peut vous sauver face au syndrome de la page blanche, c’est de préparer un plan bien ficelé. Si vous savez où vous allez, en préparant les grandes étapes et les sous-parties de votre texte, vous n’aurez pas l’angoisse de savoir par quoi commencer. Avant même d’écrire, prenez donc du temps pour préparer votre plan ! Cela sera bénéfique au moment de s’y mettre. C’est ce que je fais, que ce soit pour écrire un article de blog, une page de site web ou un roman. Une fois que mes fondations sont prêtes, mon écriture devient fluide : je n’ai plus qu’à avancer selon mon plan.

2. Écrire en mode automatique

Voilà peut-être la méthode la plus puissante ! Souvent, lorsque l’on doit écrire un texte, on veut que cela soit parfait dès le premier jet. Du coup, on démarre, on se relit en même temps, on revient en arrière, on supprime, on doute… et on bloque. Pour surmonter le syndrome de la page blanche, il va donc falloir accepter que notre texte soit imparfait au début. Prenez le temps de respirer calmement, relisez votre plan et visualisez ce que vous avez l’intention d’écrire. Et ensuite, lancez-vous sans réfléchir !

Ne cherchez pas à vous relire, ni à vous censurer. Avancez en écrivant tout ce qui vous passe par la tête même si vous ne trouvez pas ça parfait. Vous allez remarquer que ce flot d’écriture va débloquer, au fur et à mesure, votre créativité ! Même si vous sentez que vous déviez de votre structure, laissez-vous aller. Et répétez-vous ceci : « Ce n’est que mon premier jet, mon brouillon. Je vais ensuite le laisser de côté puis le relire. Et ensuite, je pourrai le modifier et le retravailler si nécessaire ! ». Le fait de se dire que ce que l’on est en train d’écrire ne sera pas forcément le texte final… aide grandement à avancer !

3. Stimuler sa créativité

La créativité s’entretient et se stimule. Il faut donc la nourrir en permanence, même en dehors de nos séances d’écriture ! En général, si l’on aime écrire, on aime aussi toutes les autres formes d’art. Prenez donc le temps, de façon quotidienne, de pratiquer des activités parallèles à l’écriture : la lecture bien sûr, mais aussi le dessin, la peinture, la musique, la danse, etc. Cuisinez ou jardinez en rêvassant ! Sortez et observez votre environnement, surtout les interactions humaines. Laissez votre esprit vagabonder, imaginez des histoires avec les éléments présents autour de vous (rien de mieux qu’un voyage en train pour créer des histoires fictives en observant les gens, non ?) et laissez place à l’ennui qui vous permettra de rêver et d’imaginer de nouveaux sujets.

4. Changer d’environnement

Travailler toujours au même endroit peut amener une certaine lassitude. Parfois, il suffit de bouger physiquement pour surmonter le syndrome de la page blanche. Essayez donc d’écrire dans un joli café, une médiathèque, dans un parc, dans un hôtel ou bien au bord de la mer… le principal étant de varier les lieux. Si ce n’est pas possible pour vous, alors instaurez une ambiance cocooning chez vous avec un coin bureau douillet, une lumière tamisée, des bougies, de la musique douce, de l’encens, etc. Pour les plus aventuriers, vous pouvez aussi devenir digital nomade, comme moi !

5. S’inspirer mais sans copier

Si vous manquez d’inspiration, vous pouvez lire… que ce soit un texte court, un roman, un article, etc. Bref, un texte qui se rapproche de ce que vous devez écrire ! Posez-vous des questions, observez comment l’auteur a amené le sujet, sous quel angle, ou bien analysez les tournures de phrases. L’idée n’est bien sûr pas de copier le travail de l’auteur mais de vous reconnecter aux mots et de vous inspirer.

6. Débuter dans le désordre

Qui a dit qu’il fallait écrire un texte dans l’ordre ? De mon côté, que ce soit pour écrire mes romans ou un article, le plus difficile est le démarrage : les premières lignes du premier chapitre ou bien l’écriture du chapô. Si c’est cela qui vous bloque, zapper ce passage pour le moment ! Commencez par la partie qui vous inspire le plus, même si c’est une scène qui vous vient à l’esprit ou si c’est la conclusion de votre article. L’écriture doit rester un plaisir et n’a pas besoin d’être linéaire. En avançant dans les parties qui vous plaisent le plus, vous gagnerez en confiance et vous arriverez davantage à surmonter le syndrome de la page blanche. Pour vous donner un exemple, dans mon roman « L’imprévisible voyage de Camille », j’ai écrit la scène des petits pois (oui, dit comme ça, c’est bizarre… mais ceux qui l’ont lu comprendront !) un matin au réveil par une grande inspiration. Je l’ai ensuite intégrée dans mon roman et cela m’a aidé pour avancer dans mes scènes suivantes.

7. Utiliser l’IA pour se débloquer

Si malgré tous mes premiers conseils, vous êtes toujours bloqués face à votre page blanche, alors servez-vous d’une IA comme ChatGPT. Attention, il ne s’agit pas de demander à l’IA d’écrire à votre place mais plutôt de s’en servir comme une alliée. Bien utilisée, elle peut :

  • Vous aider à générer des idées (titres, accroches, etc.), que vous remanierez ensuite à votre style
  • Proposer des plans structurés (à vous ensuite de faire le tri)
  • Vous aider à reformuler une phrase
  • Simuler une discussion sur un sujet pour vous aider à clarifier vos idées

L’IA peut donc être une aide pour déclencher l’acte d’écrire, trouver un angle nouveau ou vaincre l’angoisse de la première phrase.

8. Se fixer des contraintes

Certaines personnes débloquent leur écriture sous contrainte. En effet, trop de liberté peut paralyser, surtout au début, lorsque l’on débute. Se donner un cadre permet donc d’avancer en se basant sur cette limite. Voici quelques idées :

  • Mettre un minuteur et écrire un maximum de mots pendant ce laps de temps (et rester focus sur l’écriture),
  • Écrire 100 mots d’une traite, sans s’arrêter,
  • Intégrer trois ou quatre mots prédéfinis obligatoirement dans votre texte,
  • Etc.

Vous serez surpris de voir à quel point cela peut relancer votre envie d’écrire !

9. Se servir du langage oral

Cela peut paraître étrange, mais mettre des mots à l’oral sur un blocage peut aider à surmonter le syndrome de la page blanche. Essayez, vous serez peut-être bluffés ! Pour cela, plusieurs techniques :

  • Marcher et parler à haute voix en vous mettant dans la peau d’un ou d’une journaliste qui explique en quoi consiste votre sujet,
  • Enregistrer votre voix sur un dictaphone ou une appli mobile puis retranscrire à l’écrit,
  • Discuter avec quelqu’un de confiance sur votre blocage.

Ce processus active d’autres zones du cerveau que l’écriture seule. Cela peut aider à structurer sa pensée, à prendre du recul… et parfois une simple phrase dite à haute voix devient un élément déclencheur pour vous relancer dans l’écriture !

10. Faire une (vraie) pause

Et si rien ne fonctionne, alors arrêtez tout ! Parfois, persister ne fait qu’aggraver la situation. Si vraiment le blocage est toujours là, prenez une pause. Mais pas seulement dix minutes. Je parle d’une vraie coupure, loin des écrans. Le mieux est de sortir prendre l’air et marcher, mais vous pouvez aussi prendre un temps pour vous : prendre un bain, faire une sieste ou une méditation. N’hésitez pas à laisser votre projet de côté pendant une bonne journée. Il faut parfois savoir reculer pour mieux avancer par la suite !

Conclusion

Surmonter le syndrome de la page blanche, ce n’est pas rester paralysé devant son écran. Mais plutôt poser des actions concrètes et relâcher la pression ! Et surtout continuer d’écrire même si nous trouvons que ce n’est pas parfait. N’oubliez pas que c’est uniquement votre premier jet et que vous pourrez y revenir dessus lors de la relecture et correction. L’écriture se renforce avec la répétition… donc écrivez tous les jours, même pour quelques lignes. Et vous, quelles sont vos astuces pour vaincre ce blocage ? Parlons-en dans les commentaires !

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *